La cérémonie du thé (que l'on appelle en japonais le Chanoyu)est la quintessence du japon, tout y est dit, le raffinement, le goût du beau, la complicité avec la nature, un haut niveau artistique, le respect de l'autre, la méditation, la philosophie...
L'histoire nous transporte au XIIIe siècle lorsque les moines bouddhistes Zen accompagnaient la cérémonie du thé, le chanoyu, de tout un cérémonial destiné à les aider dans leurs dévotions, puis les maîtres de thé de la cour impériale élevèrent le rituel au point de devenir un art. Le rituel s'accordait si bien avec l'idéal japonais que le chanoyu devint et reste aujourd'hui un événement intense dans la vie des Japonais.
Les couleurs sont sobres, s'harmonisent avec le vert du thé, le bois et le papier, évoquent la nature. Dans ce tokonoma, espace proposé à la méditation, une peinture à l'encre, une calligraphie, et un arrangement de fleurs, ikebana, sont toujours présentés pour être admirés, dans une pureté et une simplicité aussi grandes que possible. Quant aux matières, elles sont nobles, fer, terre, bambou et si les formes des objets utilisés donnent l'apparence d'une certaine rusticité pour un oeil neuf, en fait la plupart des bols en céramique, chawan, sortent des fours de Seto, Bizen, Hagi, Imari, qui sont les producteurs des plus belles porcelaines japonaises, pour n'en citer que quelques uns.
Au 1er décembre de chaque année se déroule dans les jardins du sanctuaire Shintô Kumano-jinja (Kyoto) le festival de la cérémonie du thé.